Une semaine avant la Semaine de la mobilité, un référent mobilité regarde son calendrier. Pas de vélo dans les locaux, pas de salle de sport. Que peut-il proposer à ses salariés ? Et surtout, que peut-il leur promettre ?
Un atelier de sensibilisation au vélotaf présente aux salariés les bénéfices du vélo pour aller travailler : économies, santé, gain de temps et réduction de l'empreinte carbone. Un volet pratique aborde la sécurité routière, le choix de l'équipement et la planification des trajets. Le format reste interactif, avec un temps d'échange et une documentation remise à chacun. L'atelier ne forme ni ne certifie personne : il lève les freins.
Au sommaire
- Ce que couvre un atelier de sensibilisation au vélotaf
- À quoi ressemble la demi-journée : format, effectif, espace
- Pourquoi maintenant : ce que disent l'INSEE, Santé publique France et l'ADEME
- Le forfait mobilités durables en un bloc
- Ce que révèle le baromètre 2025 du ministère
- Négociation mobilité et plan de mobilité employeur
- L'équipement que vos salariés apprennent
- Casque, accident de trajet : les deux questions des RH
- Quand l'organiser
- Et après l'atelier
- Questions fréquentes
Ce que couvre un atelier de sensibilisation au vélotaf
Concrètement, l'atelier reprend ces bénéfices avec les salariés, dans une discussion collective. Le volet sécurité aborde le choix de l'équipement et la façon de planifier un trajet, sans jargon technique. Un temps d'échange avec des vélotafeurs expérimentés complète la séance. Chaque participant repart avec un document récapitulatif. Ce n'est ni une formation, ni un coaching sur trajet réel : personne n'apprend à réparer un vélo, personne n'est suivi sur son parcours domicile-travail. Pour organiser un atelier de sensibilisation au vélotaf, sur devis, le format s'adapte à votre calendrier et à votre effectif.
À quoi ressemble la demi-journée : format, effectif, espace
L'atelier dure une demi-journée de trois heures, ou une journée complète de six heures. Il rassemble de dix à cent participants, répartis en rotations de dix à quinze personnes. Chaque session dure de trente à quarante-cinq minutes. Les salariés passent selon leur disponibilité. L'espace nécessaire tient en quinze mètres carrés environ : une salle, un couloir large, ou un espace extérieur couvert suffit. Aucun vélo n'est nécessaire. On vient avec le matériel : supports visuels et documents à distribuer. Chaque participant repart avec un document récapitulatif, et la séance se termine par un point avec le référent mobilité. Le public ? Tous les salariés, quel que soit leur niveau à vélo. On se déplace dans vos locaux, depuis Romainville, avec un intervenant titulaire du CQP Animateur Mobilité à Vélo (RNCP 40916).
Pourquoi maintenant : ce que disent l'INSEE, Santé publique France et l'ADEME
Un salarié qui hésite à venir au travail à vélo n'est pas isolé. Selon l'INSEE, en 2017, 74 % des actifs allaient travailler en voiture, contre seulement 2 % à vélo. Même sous 5 km, la voiture représentait encore 60 % des trajets ; le vélo n'en couvrait que 5 %, et 1 % au-delà. La tendance bouge lentement. Entre 2015 et 2020, la part du vélo est passée de 2,0 % à 2,9 %, et atteignait 6 % dans les communes-centres début 2020. Ce sont ces repères que l'atelier fait passer aux salariés, avec deux chiffres de plus. Santé publique France recommande au moins 30 minutes d'activité physique dynamique par jour, et le trajet à vélo vers le travail compte dans ce total. Côté carbone, le calculateur Impact CO2 de l'ADEME chiffre à environ 1,1 kg CO2e les émissions de 10 km en voiture thermique, contre 0 à vélo mécanique et environ 0,02 kg en vélo à assistance électrique. Pour aller plus loin sur le trajet lui-même, le guide du vélotaf côté salarié détaille itinéraires et équipement.
Le forfait mobilités durables en un bloc
La question revient à chaque atelier. L'employeur peut prendre en charge les frais de trajet à vélo de ses salariés, sous la forme d'un forfait mobilités durables, selon l'article L3261-3-1 du Code du travail. Il peut ; il n'y est pas obligé dans le privé. Le dispositif est en revanche obligatoire dans la fonction publique d'État et hospitalière. Quand l'employeur le met en place, toutes les modalités doivent être identiques pour les salariés éligibles. Un justificatif de paiement ou une attestation sur l'honneur, déposé une fois par année civile, suffit à en bénéficier. Côté montant, l'exonération est plafonnée. Elle est fixée à 600 € par an et par salarié, ou 900 € en cumul avec la prise en charge obligatoire des transports publics, selon l'URSSAF et le Code général des impôts (article 81, 19° ter b), vérifiés en septembre 2026. Le montant réellement versé, lui, reste libre : ni minimum, ni maximum, fixé par accord collectif ou décision de l'employeur, et visible sur la fiche de paie. Le versement peut suivre la pratique réelle du vélo, un forfait de jours ou de kilomètres, ou une participation aux dépenses. Un vélo de fonction, en revanche, n'ouvre pas droit au forfait. C'est un point que beaucoup ignorent. Le calcul détaillé, les cas particuliers et le cumul se lisent dans le guide du forfait mobilités durables.
Ce que révèle le baromètre 2025 du ministère
Le dispositif reste pourtant peu connu. Selon le baromètre 2025 du ministère de la Transition écologique, seuls 7 % des salariés du privé déclarent voir le forfait mobilités durables déployé chez eux, contre 25 % dans le public. Côté employeurs privés, 19 % disent en avoir seulement entendu parler. Quand le dispositif existe, la satisfaction suit : 98 % des bénéficiaires s'en disent satisfaits, et 51 % des non-bénéficiaires se déclarent intéressés. Le ministère rappelle qu'en 2023, le transport représentait 34 % des émissions françaises de gaz à effet de serre. Un atelier, c'est souvent le moment où ce dispositif méconnu se fait enfin connaître.
Négociation mobilité et plan de mobilité employeur : ce que la loi impose, en deux phrases
Le responsable RSE, lui, doit remplir un programme d'actions chaque année. Un vélo qui dort dans le local ne suffit pas ; il lui faut une action datée et mesurable à présenter.
Dans les entreprises mentionnées à l'article L2143-3 du Code du travail et comptant au moins cinquante salariés sur un même site, la mobilité domicile-travail est un thème obligatoire de la négociation annuelle, selon l'article L2242-17. À défaut d'accord, ces entreprises élaborent un plan de mobilité employeur, dont le programme d'actions peut porter sur l'usage du vélo. Un atelier de sensibilisation peut tout à fait y trouver sa place.
Quelle est la nouvelle loi concernant les vélos ? L'équipement que vos salariés apprennent
Le volet sécurité de l'atelier revient sur l'équipement obligatoire du vélo, avec les articles du Code de la route en vigueur. Deux d'entre eux ont changé récemment, et peu de cyclistes le savent.
- Un feu de position avant, jaune ou blanc, la nuit ou par visibilité insuffisante (article R313-4)
- Un feu de position arrière, non clignotant — un feu supplémentaire peut être porté sur soi (article R313-5)
- Des catadioptres orangés aux pédales et un catadioptre blanc à l'avant (article R313-20)
- Un timbre ou un grelot audible à 50 mètres au moins ; tout autre signal sonore est interdit (article R313-33)
- Un gilet de haute visibilité hors agglomération, la nuit ou par visibilité insuffisante (article R431-1-1)
Ces cinq points suffisent à mettre un vélo en règle. Aucune autre « nouvelle loi » sur le vélo n'a été retenue pour cet atelier : seuls ces textes ont changé depuis 2024.
Casque, accident de trajet : les deux questions que les RH posent
Première question : le casque est-il obligatoire ? Non, pas pour un adulte. Le Code de la route, à l'article R431-1-3, ne l'impose qu'aux conducteurs et passagers de moins de douze ans. L'atelier en parle comme d'un choix d'équipement, pas comme d'une obligation. Deuxième question : un accident sur le trajet domicile-travail est-il un accident du travail ? C'est un accident de trajet, assimilé à l'accident du travail sous les conditions de l'article L411-2 du Code de la sécurité sociale. Le trajet ne doit pas avoir été interrompu ni détourné pour un motif personnel. Le texte vaut pour tous les modes de déplacement, pas seulement le vélo.
Quand l'organiser : Semaine européenne de la mobilité et journée mobilité interne
La Semaine européenne de la mobilité a lieu chaque année du 16 au 22 septembre ; l'édition 2026 porte le thème « la mobilité pour tous ». C'est l'occasion la plus fréquente pour caler l'atelier, avec la Fête du vélo, une journée bien-être ou une journée mobilité interne. Comme il se tient dans vos locaux, en salle ou en extérieur couvert, la météo ne dicte pas le calendrier.
Et après l'atelier : les suites possibles
L'atelier lève les freins ; il ne fait pas grimper les salariés sur un vélo. Pour une vraie pratique encadrée, notre remise en selle des salariés prend le relais. D'autres services de notre catalogue prolongent la démarche : une formation VAE en entreprise, un accompagnement vélotaf sur trajet, ou le volet vélo d'un plan de mobilité, chacun avec sa propre page. Retrouvez nos prestations pour les entreprises dans leur ensemble, ou demandez un devis pour votre atelier : la réponse arrive sous 48 h ouvrées.
Questions fréquentes
Nos cours associés
Passez à la pratique avec un moniteur certifié CQP AMV en Île-de-France.




